François Turcas vient d’annoncer qu’il soutenait Dominique Perben le candidat UMP aux prochaines municipales à Lyon. Et ce très remuant responsable régional de la CGPME, le syndicat des petites et moyennes entreprises, a aussitôt vanté les mérites de son adversaire socialiste avec une chaleur surprenante : “Je suis tout à fait satisfait de l’action de Gérard Collomb et du parcours que j’ai fait avec lui”. Et Turcas ajoute que le maire de Lyon est son “ami” en expliquant sans rire : “Je ne l’ai jamais trahi et il est suffisamment intelligent pour savoir que je ne peux pas faire ça”. Bref, on n’aimerait pas être à la place de Perben avec un soutien pareil.
Ce qui confirme que Turcas est un sacré spécimen. D’ailleurs il nous a déjà fait le coup en 1998 quand Charles Millon s’est fait réélire président du conseil régional avec le soutien du Front National. Turcas n’a pas hésité une seconde, il a soutenu son “ami” Millon tout en proclamant qu’il était contre sa stratégie mais qu’il restait son ami et qu’on ne trahit pas les amis...
Même chose quelques années plus tard, quand Turcas a annoncé qu’il allait se présenter aux élections à la chambre de commerce dont il voulait être le président pour représenter les petites entreprises et évacuer le Medef, c’est à dire les grands patrons qui squattaient la chambre de commerce depuis des siècles. Les sondages lui étaient favorables et tout à coup, plus rien. A la surprise générale, Turcas signera un accord avec le Medef et il se retirera sans même briguer la présidence.
Alors faut-il accabler ce personnage ? Pas sûr. En tout cas, à Lyon, Turcas, tout le monde l’aime bien. Car il est sympathique. Fêtard, bon vivant, nature... Et même nous, à Lyon Mag, on l’aime bien car il est toujours prêt à nous dire une “connerie”, c’est à dire ce qu’il pense réellement. Rare chez les notables ! Au fond, ce Turcas, il est transparent. C’est à dire qu’il reflète assez bien le système lyonnais où la grande règle c’est d’abord le copinage. Pour “réussir”. En revanche, ceux qui ont des convictions sont considérés comme des originaux, voire des cinglés. Des incontrôlables, comme Lyon Mag.
Jean-Michel Aulas vient d’accorder une interview assez surréaliste au magazine “So Foot” pour tenter de répondre au bouquin que vient de publier sur lui Thomas Nardone, le rédacteur en chef de Lyon Mag (“L’enquête interdite”). Interview où il enchaîne les contre-vérités. Un seul exemple qui me concerne directement : il affirme que je lui aurais proposé de lui vendre notre magazine Lyon Foot en lui promettant qu’en échange Lyon Mag sera gentil avec lui ! Alors que je lui ai effectivement proposé de racheter Lyon Foot et j’ai d’ailleurs annoncé publiquement qu’on vendait Lyon Foot. Mais c’est lui qui a exigé que Lyon Mag soit plus gentil avec lui. Ce que j’ai refusé bien sûr. Du coup, Aulas a laissé tomber. Autre contre-vérité énorme : Aulas affirme avoir gagné tous ses procès contre Lyon Mag. Mais c’est l’inverse, ils les a tous perdus sans exception, notamment celui qui mettait en cause sa gestion de l’OL. On continue ? Aulas, toujours dans cette interview, dément avoir fait suivre par un détective privé des journalistes sportifs qui écrivaient des articles un peu trop critiques sur l’OL. Ce que raconte Nardone dans son bouquin. Seul problème, j’ai personnellement un double de la facture, payée au passage par Cegid, ce qui s’appelle un abus de bien social ! N’importe quel petit actionnaire de Cegid pourrait porter plainte ! En plus, Aulas suggère que Nardone est un malade mental et il le traite même de “tueur à gage”... Bref largement de quoi lui faire un procès. D’ailleurs Nardone en meurt d’envie ! Et je lui conseille de ne surtout rien faire car Aulas lui donne un sacré coup de main : il est en train de lancer cette “Enquête interdite” !
Reste une question : comment le patron de l’Olympique lyonnais peut avoir un tel culot ? C’est sa force. C’est aussi sa limite. D’ailleurs on lui prépare une petite surprise dans le prochain Lyon Mag au cas où il aurait encore envie de nous racheter Lyon Foot !
Allez à lundi. Et cette fois c’est juré, je vous parlerai de mon coup de téléphone avec Michel Mercier le président du conseil général. En attendant, n’hésitez pas à réagir en envoyant vos mails.









Commentaire
kisscool
ratatouille
Charlyy
Jonathan
RIPOLIN
Olivier Blanc, directeur de la communication de l'OL
Louf
Diabolik01
Réponse de Brunet-Lecomte à Black
Black