76% des Lyonnais sont favorables à la construction du grand stade dont rêve Jean-Michel Aulas pour l’Olympique lyonnais. C’est le résultat “spectaculaire” d’un sondage Ipsos qui a été repris par toute la presse lyonnaise ou presque. Et personne ne s’est posé la moindre question sur ce sondage. Evidement, à Lyon Mag, on a l’esprit mal tourné. Du coup, on a gratté pour en savoir plus.
D’autant plus que ce sondage a été commandé par un certain... Aulas, qui aussitôt en a rajouté pour se féliciter publiquement de cet enthousiasme spontané des Lyonnais. En mettant la pression aux quelques inconscients qui osent encore affirmer que ce grand stade est inutile, trop grand, trop cher...
Et on a décortiqué le sondage que s’est payé Aulas. D’autant plus qu’on prépare un grand dossier sur le grand stade pour le prochain numéro en posant une question simple : qui va vraiment payer ce stade dont la construction est évaluée à 500 millions d’euros payés par Aulas et ses copains, mais qui va aussi coûter 500 autres millions d’euros en routes, parkings, transport en commun... 500 millions payés par les Lyonnais pour offrir un stade-supermarché à Aulas, ce n’est pas rien. Et 76% des Lyonnais sont d’accord ? C’est là qu’il faut savoir lire entre les lignes, c’est-à-dire l’intégralité de la question posée par Ipsos à 600 Lyonnais. Voilà le texte intégral de cette question : “Globalement, êtes-vous personnellement très, assez peu ou pas du tout favorable à ce projet de Grand Stade ou OL Land pour l’agglomération lyonnaise dont le financement est assuré par des fonds privés et majoritairement par le groupe Olympique lyonnais ?”
Stupéfiante question car c’est une question menteuse. Et c’est même énorme vu que la construction de ce grand stade va être effectivement payée par Aulas. Mais ça ne représente que la moitié du prix de cette infrastructure. Reste 500 millions à payer pour aménager les abords du stade qui, il faut le souligner, a l’ambition d’accueillir 60 000 spectateurs à chaque match. Ce qui exige des aménagements gigantesques. Mais dans la question d’Ipsos, on se garde bien d’évoquer ce “détail”. D’où les 76%. On ne va pas accuser Ipsos de manipulation car la question qu’ils ont posée, c’est Aulas qui l’a décidé. Mais tout de même, à la place d’un institut réputé comme Ipsos, j’aurais quand même vérifié si effectivement ce stade allait être construit sans le moindre argent public, avant de plonger dans la combine.
En plus, on s’est procuré l’ensemble de l’étude. Et mystérieusement, une question a disparu de la grande campagne de communication organisée par Aulas. La voilà : “Préférez-vous que le grand stade soit financé par des entreprises ou investisseurs au moyen de capitaux privés ou bien qu’il soit financé par les collectivités locales au moyens des impôts ?” Réponse : 81% des Lyonnais refusent que ce grand stade soit financé par leurs impôts. Contre 10% seulement qui acceptent de financer les rêves d’Aulas.
76% contre 81%, ça résume au fond le problème. Et d’ailleurs le problème ce n’est pas le grand stade. On peut être pour ou contre. Il y a des arguments solides des deux cotés. Et ça mérite un débat. Mais un débat loyal. Pas des manipulations comme celle que vient d’organiser Aulas qui va finir par agacer tout le monde avec sa manie de toujours passer en force. Et avec ses méthodes de barbouze.
Michel Mercier critique sévèrement le rapport Attali. Et pour cause, Attali recommande la suppression des départements en dénonçant la superposition des administrations locales : région, communauté urbaine, commune... Une évidence soulignée par la commission de sages réunie par Sarko.
On précisera au passage que ce n’est pas vraiment étonnant que Mercier s’énerve vu qu’il est président du conseil général. Mais on se dit qu’il va sortir tout de même des arguments intelligents pour critiquer ce rapport. Mais surprise, voilà ce qu’il réplique, texto : “J’espère que Nicolas Sarkozy n’a pas trop payé Jacques Attali pour pondre un tel rapport”. Consternant. On se demande si le gros problème, c’est seulement les départements. Ou au fond certains notables qui depuis des années ont fait des départements un véritable ”fromage”. Comme Mercier. Et qui bloquent une réforme indispensable tout simplement parce qu’ils ont peur de perdre ce fromage.
Un coup de chapeau à Tribune de Lyon et à son patron François Sapy qui s’est bien battu contre la décision du préfet de lui supprimer l’agrément qui l’autorise à publier des annonces légales. Indispensable pour cet hebdo qui a déposé le bilan il y a 15 mois et qui se bat pour se relancer.
Derrière cette manipulation : le patron du Tout Lyon Alain Milliat, qui a tout fait pour éliminer ce concurrent qui le dérangeait, avec la complicité du Progrès et des Petites affiches. Mais c’est raté. Tribune a tenu le choc.
En revanche, on n’arrive pas à pleurer sur le sort de Xavier Ellie, le patron de Lyon Capitale qui pleurniche en racontant que lui aussi a été victime du préfet qui lui a supprimé le droit de publier des annonces légales. Car Ellie, après avoir coulé le Progrès, a réussi à couler Lyon Capitale en quelques mois. En virant les deux fondateurs, en réduisant sa pagination, en appauvrissant son contenu, en devenant un torchon pro-UMP... Et en diffusant cet hebdo gratuitement. Une stratégie très “intelligente”. Avec ou sans annonces légales, ce “nouveau” Lyon Capitale était condamné. Mais Ellie est riche et influent, il trouvera certainement une solution pour rebondir avec son Lyon Capitale au rabais.
Et Lyon Mag ? Rien à signaler ! Notre “ami” Latouche continue à s’énerver en multipliant les procédures, bref la routine. Mais il se fait régulièrement tacler par la justice. Pourvu que ça dure. En attendant, toute l’équipe est mobilisée pour franchir ce cap difficile. Et on prépare une opération importante pour notre avenir. Mais on en reparlera. Allez à jeudi et n’hésitez pas à envoyer vos mails.









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paul henri
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Pierre69
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