31-01-2008

Six repreneurs pour Smoby

Six entreprises ont déposé une offre de reprise de Smoby devant le comité central d’entreprise hier. Reste maintenant au tribunal de commerce de Lons-le-Saulnier à désigner un repreneur.

- Simba-Dickie Group, un fabricant allemand de jouet qui a réalisé l’année dernière 340 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise fait partie des 5 premières entreprises européennes du secteur et emploie 1 000 salariés en Allemagne, à Hong Kong et dans une vingtaine de pays. Elle veut reprendre toutes les marques du groupe Smoby, à l’exception d’Ecoiffier, une marque de jouet d’entrée de gamme.

- La holding Abcia, qui est basée à Grenoble et qui avait réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros avec 1 680 salariés. Abcia a des participations dans une dizaine d’entreprises spécialisées dans le service aux entreprises, les emballages plastiques et les biens d’équipement pour les particuliers. Elle s’est associée avec le fonds de retournement Caravelle et propose de reprendre l’ensemble des activités de Smoby à l’exception de Majorette.

- Le fonds d’investissement français MI29. Ce n’est pas la première fois que ce fonds investit dans le secteur du jouet puisqu’il était entré au capital de Bigben Interactive, un éditeur français de jeux vidéo, aux côtés de la Deutsche Bank en 2005. MI29 est le seul repreneur qui accepte de reprendre l’ensemble des activités du groupe.

- Norev, une entreprise française qui fabrique des voitures miniatures. Elle souhaite reprendre Solido, une filiale de Smoby concurrente de Norev. Sans oublier Asiatex, une entreprise lyonnaise d’import-export de jouet et de textile qui avait repris la marque de vêtements pour enfants Petit Boy en 2006 avant de la revendre un an plus tard.

Smoby est en redressement judiciaire depuis le 9 octobre 2007. Le groupe, qui a perdu 25,4 millions d’euros en 2006 pour un chiffre d’affaires de 349,5 millions d’euros, avait été racheté à la famille Breuil par le numéro 1 mondial du jouet, l’Américain MGA, l’été dernier. Mais MGA n’avait pas réussi à relancer Smoby, faute notamment d’un accord avec les créanciers pour rembourser la dette de 276 millions d’euros. Du coup, le tribunal de commerce avait décidé de placer Smoby en redressement judiciaire pour que d’autres entreprises puissent reprendre le numéro 2 européen du jouet.

MGA, qui contrôle 52% de Smoby, continue de travailler sur un plan de continuation, notamment en négociant avec les créanciers.

Smoby, qui emploie 2 750 salariés dont 1 300 en France, est implanté à Lavans-lès-Saint-Claude dans le Jura.

 

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