Vu “Les liens du sang”, un polar tourné à Lyon qui met en scène l’histoire de deux figures lyonnaises, les frères Papet, Michel le voyou et Bruno le flic. Un film sans prétention mais assez bien ficelé qui nous plonge dans les années 70. A voir rien que pour les images de Lyon. Et bien sûr pour l’excellent duo Canet-Cluzet qui incarne ces deux frères.
Sacrée époque où le milieu jouait encore un rôle à Lyon. Ce qui frappe dans ce film très rétro, c’est le look cheveux longs et pattes d’eph, les voitures du style R16 mais aussi l’incroyable tabagie. Mais si on avait tourné ce film à l’époque, il aurait penché du côté des voyous. Alors que là, il penche plutôt du côté des flics. Un signe.
Lu dans un quotidien suisse que Tariq Ramadan a décidé de boycotter le salon du livre de Turin. Tout simplement parce qu’Israël était l’invité d’honneur de ce salon. Quand on pense qu’il y a encore des imbéciles pour nous expliquer que ce prêcheur islamiste qui sévit d’ailleurs dans les banlieues lyonnaises est un musulman modéré voire un intellectuel.
Le préfet explique aux viticulteurs du Beaujolais qu’ils doivent se prendre en main pour sortir de la crise. Et ne pas continuer à pleurnicher en réclamant des subventions. Enfin un préfet qui a le courage de tenir un discours adulte dans ce vignoble. Mais c’est un peu tard. Car ce discours, on aurait dû le tenir il y a dix ans. Ce qu’a fait Lyon Mag d’ailleurs. Et ce qui a failli nous coûter cher.
Quelques mots sur le scoop Airy Routier (qui est d’ailleurs lyonnais) qui a révélé sur nouvelobs.com que Sarkozy aurait envoyé un SMS à son ex-femme la veille de son mariage. Ce qui a provoqué la colère du président de la République.
Du coup, tous les faux culs prennent des airs choqués parce que, pour eux, révéler l’existence de ce SMS serait une atteinte à la vie privée de Sarko. Très drôle car on se demande ce qui reste de privé dans la vie de Sarko qui s’est lui-même mis en scène en utilisant ses femmes, ses enfants, ses amis... Et surtout en nous faisant croire à cette vraie-fausse transparence pour se faire passer pour un type nature, sincère, spontané. C’est au fond comme ça qu’il a été élu. On connaît la suite.
Lyon Mag prépare une augmentation de capital. Je l’ai déjà évoqué rapidement dans ce blog. L’objectif c’est de réunir 800 000 euros pour financer notre plan d’assainissement et de relance. Tout en réglant le problème Latouche. Mais on a décidé de tirer les leçons du psychodrame de décembre qui nous a obligé à demander la protection du Tribunal de commerce, pour éviter que Lyon Mag soit raflé par le pdg de Fiducial. Du coup on cherche à réunir un collège d’une dizaine d’investisseurs. Avec un ticket minimum de 50 000 euros, maximum 100 000. Pas facile. J’ai déjà enchaîné un vingtaine de têtes à têtes avec des investisseurs potentiels. Des patrons lyonnais. Vous avez déjà demandé 50 000 euros à quelqu’un ? Pas facile. Surtout quand on ne peut pas promettre que ça va rapporter 10% par an. D’autant plus qu’on leur fait signer une charte qui garantit notre indépendance. Pas d’argent, pas d’influence... Il faut être héroïque !
Mais ce qui est le plus instructif, c’est la réaction des gens quand on leur demande de l’argent. Il y a ceux qui répondent sans détour, oui ou non. Et qui expliquent simplement pourquoi. Et puis il y a ceux qui vous fuient, ceux qui vous racontent des salades...
Et puis il y a toujours des surprises. Plusieurs fois, des patrons m’ont avoué qu’ils étaient prêts à investir dans Lyon Mag à condition que ça ne se sache pas. Il faut dire que les pressions sont fortes, très fortes. Et pas simplement de nos “amis” Latouche, Perben ou Aulas qui nous savonnent la planche. Car en 13 ans d’existence, Lyon Mag s’est fait une belle collection d’amis particulièrement fidèles !
D’ailleurs, au fond, le problème de Lyon Mag ce n’est pas d’abord un problème d’argent. Mais c’est d’être reconnu par ces Lyonnais qui ont du pouvoir, de l’argent, de l’influence... Et notamment par ceux qui ne sont pas toujours d’accord avec nous, par ceux qu’on critique... Bref on revient toujours au même problème, ceux qui exercent un pouvoir ont toujours des difficultés à accepter des contre-pouvoirs comme Lyon Mag. C’est au fond l’enjeu de la crise que traverse aujourd’hui Lyon Mag. Avec à la clef une question : Lyon est-elle une ville suffisamment mûre pour assumer Lyon Mag. Ce n’est pas gagné. Mais je reste optimiste.









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