André Gerin vient d’écrire une longue lettre à Fidel Castro qui prend sa retraite. Le maire de Vénissieux a-t-il enfin pris conscience que Castro est un dictateur sanguinaire qui a ruiné son pays tout en éliminant des milliers d’opposants ? Pas du tout, cet élu communiste rend un vibrant hommage à Castro en lui tirant “un très fraternel coup chapeau”.
Un lettre totalement surréaliste digne de l’époque stalinienne où on peut lire notamment : “Cuba a accompli en un demi siècle des avancées sociales considérables dont s’inspirent aujourd’hui d’autres chefs d’Etat”. Mieux, Gerin qui visiblement n’a pas le sens du ridicule vante “le taux d’alphabétisation des Cubains qui est l’un des plus élevés dans le monde”. Et il s’enfonce encore dans la bouffonnerie en ajoutant “votre système de santé qui garantit à tous une gratuité intégrale, réduit le taux de mortalité infantile et élève l’espérance de vie à des niveaux comparables aux pays les plus développés”. Tout ça pour souligner sans rire que “Les américains n’ont toujours pas digéré vos réussites”. Bref le paradis. D’ailleurs, le maire de Vénissieux conclut sa lettre en nous donnant les clefs de ce paradis : “les valeurs et les idéaux du communisme”. Grotesque. Mais on peut quand même se demander ce que cherche Gerin. Une plage agréable pour ses prochaines vacances ? Non car il a sans doute déjà ses habitudes à la Havane où comme tous les apparatchiks du PC, il n’a jamais visité les écoles et les hôpitaux misérables. Ni les usines où on “exploite” sans état d’âme les “travailleurs”. Encore moins les prisons où s’entassent aujourd’hui encore ceux qui se battent pour la démocratie. Et visiblement Gerin qui doit être un habitué des palaces cubains réservés aux derniers admirateurs du régime, n’a jamais pris la peine de simplement marcher dans les rues où règnent la saleté, la pauvreté, la misère, la prostitution, le chômage... Où circulent des guimbardes d’un autre temps. Le bouffon de Vénissieux n’a jamais pris la peine de discuter avec les gens qui supportent cette “révolution” depuis un demi siècle. Accablés, résignés... Sans pouvoir dire un mot car la police est omniprésente. Mais au fond Gerin n’est pas un naïf. Au contraire, c’est un vrai cynique. Il sait bien ce qui se passe à Cuba. Comme il savait ce qui se passait à Moscou et dans les pays de l’Est à la “belle” époque. Les millions de morts et le reste, il savait. Mais l’injustice, la souffrance, la mort... Gerin, il s’en fout. Ce qui compte pour lui, c’est qu’on parle de lui. Et comme cet apparatchik n’intéresse plus grand monde, il est obligé de faire dans la grosse farce. Pitoyable. Comme ce pauvre Castro. Mais comme Castro, Gerin, il dure, malgré tout. Parce que tout le monde se tait. Alors que le minimum, c’est qu’à gauche comme à droite, on s’insurge contre la dernière saloperie du “conducator” de Vénissieux qui, depuis 23 ans, règne sur cette ville où il a tout verrouillé. En éliminant toute opposition, comme son ami Fidel. D’ailleurs, vous avez remarqué, il n’y a pas une liste solide qui se présente contre Gerin aux prochaines municipales. Les socialistes ont baissé les bras. Et même l’UMP risque de ne même pas pouvoir se présenter à la suite d’une erreur administrative ! Encore une manip de Gerin ? On ne sait pas. En tout cas, avec lui tout est possible. Surtout le pire. Et en attendant, le PC ne dépasse pas les 2% aux dernières élections en France, mais Gerin reste indétronâble à Vénissieux alors que cette commune est au bord de la faillite. Il peut même se payer le luxe de féliciter ses amis qui continuent à torturer dans les prisons de la Havane. Et nous, on en est réduit à attendre que ce type prenne tranquillement sa retraite à 81 ans, comme Castro. En espérant qu’il n’a pas un frère pour lui succéder !









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