Thierry Cornillet vient de rendre public un manifeste où il plaide pour “un vrai centre”. Ce qui, a priori, pourrait être une initiative intéressante alors qu’aujourd’hui les centristes sont en train de s’émanciper de leur éternelle soumission à la droite.
D’autant plus que Cornillet qui est leader des centristes au conseil régional prône la lucidité, l’honnêteté, la morale... Bref, on se dit, enfin un vieux notable UDF en phase avec le renouveau centriste. Mais c’est raté car ce que réclame Cornillet c’est un grande virage à droite du mouvement centriste qui, pour lui, doit tout simplement coller à l’UMP. Et abandonner définitivement l’ambition d’un centre vraiment indépendant. D’ailleurs, sans complexe, il explique que son grand rêve c’est de revenir aux années 90, à l’UDF de Giscard... Tout un programme ! Mais ce ne n’est pas vraiment surprenant car Cornillet est au fond un caricature de centriste. Au premier abord, c’est un prudent, hésitant, discret, assez effacé même, voire transparent... Mais ultra-réac, au fond.
Pour résumer, on pourrait dire que Cornillet est mou à l’extérieur mais dur à l’intérieur. Et au fond, c’est l’histoire de ce centrisme alimentaire. Avec de bons gros notables dont l’obsession c’est de toujours être installé dans un fauteuil confortable. Et pour ça ils sont prêts à tout. Au fond, ce manifeste de Cornillet est assez pitoyable. Car en réalité, sa grande inquiétude face à la montée de ces nouveaux centristes du Modem, c’est de perdre son pouvoir, ses mandats : conseiller régional, député européen... Du coup, il se lance dans des théories fumeuses. Alors que ce serait beaucoup plus simple d’expliquer franchement que pour lui, le centre doit rester franchement à droite. Plutôt que d’emballer ça avec un gros bobard sur “le vrai centre” qui ne trompe personne.
Voilà pourquoi la fameuse claque de Bayrou à ce gamin des banlieues qui lui faisait les poches a été un acte fondateur. Une claque qui constituait un vraie rupture avec cette culture du centre mou. Et qui au fond était avant tout une claque destinée à Cornillet et ses amis. Une génération qui ne veut surtout pas que ça bouge au centre. D’ailleurs, un signe ne trompe pas, ce vieux centre va, dans les jours à venir, attaquer le Modem devant les tribunaux. Pour récupérer ses locaux parisiens et son compte en banque. Un vrai programme pour le “vrai centre”
Saint Exupéry a lancé vendredi son terminal réservé aux low-costs alors que la compagnie Easy Jet inaugurait sa base lyonnaise. Une étape importante pour l’aéroport lyonnais qui a pris beaucoup de retard en bloquant pendant des années les compagnies low-costs. Sous pression d’Air France qui refusait cette concurrence mais qui a finalement été obligé de céder. D’autant plus que Saint Ex était en train de se marginaliser. Aujourd’hui, une quinzaine de liaisons hebdomadaires fonctionnent déjà. Londres, Madrid, Rome, Berlin... L’année dernière, 500 000 lyonnais ont choisi les cinq compagnies déjà implantées à Lyon. Cette année, ils seront 1 million. Et ils devraient être encore deux fois plus nombreux en 2009... Alors qu’en 2010, les low-costs représenteront un quart du trafic aérien à Saint Exupéry.
Bref pour quelques dizaines d’euros, le monde aujourd’hui à la portée de tous en quelques heures et notamment des jeunes. Un vrai bond en avant pour Lyon car voyager, il n’y a rien de plus efficace pour dynamiser et ouvrir les esprits.
Un mot encore sur le feuilleton Latouche. Avec un peu de retard sur le Progrès, les Potins d’Angel annonce que le Pdg de Fiducial est désormais propriétaire de Lyon Mag. Le Progrès a déjà publié un démenti. Mais Angel persiste, contre toute évidence. Il suffit de lire le dernier Lyon Mag où on se fout ouvertement de Latouche. Mais Angel qui hait Lyon Mag parce qu’on a révélé son passé d’extrême droite, a un fantasme : nous voir disparaître. Vu la diffusion confidentielle du torchon d’Angel, on ne va pas se fatiguer à lui envoyer un rectificatif. D’autant plus qu’Angel est condamné à faire de l’Angel, c’est-à-dire traîner dans les cocktails pour colporter des rumeurs et des ragots. De quoi ramollir le cerveau, à la longue. Exemple, il affirme que Lyon Mag a une dette considérable de 2,5 millions d’euros. Ce qui est drôle car ce chiffre de 2,5 millions, c’est effectivement le passif de Lyon Mag qui représente la totalité de ce qu’on doit à long terme : emprunts bancaires, fournisseurs.... Mais en face, il y a un actif, c’est-à-dire toute la richesse de Lyon Mag, et notamment ce que nous doivent nos clients. Pas très compliqué. C’est ce qu’on appelle le bilan d’une entreprise. Un passif et un actif qui s’équilibrent ou à un peu près. La différence étant les bénéfices ou les pertes. Mais pour Angel, c’est trop compliqué. Il préfère ragoter en répétant que Lyon Mag est mort et enterré. Il parait que ça le fait jouir, le pauvre. D’ailleurs, avec Latouche, ça fait un joli couple. Le dingue et le pervers. Tout un programme. Il parait même qu’ils rêvent de monter un “vrai” groupe de presse à Lyon. Je sens qu’on n’a pas fini de rire.
Encore un mot. J’ai zappé le blog de jeudi. Pour cause de bouclage. Mais vous pouvez vous rattraper en vous jetant sur le dernier Lyon Mag ! Au lieu de nous précipiter après les municipales pour bâcler un Lyon Mag en urgence, on a pris le temps. Et le résultat est sympa. Allez, à jeudi prochain. Et attendant, n’oubliez pas de réagir en envoyant vos mails.









Commentaire
Jonathan
débat
Jonathan
romain blachier
Eric
Pierre69
Jonathan
Eric
Luc
christian M