24-04-2008

Le grand stade de l'OL en 3 questions

Le stade de 60 000 places que veut construire l’Olympique lyonnais à Décines provoque une belle bagarre, notamment entre Jean-Michel Aulas et Michel Forissier, le nouveau patron de l'UMP lyonnaise.

1- Qui va payer ?
Implanté à Décines sur un terrain de 50 hectares en bordure de la rocade est, le futur grand stade est en fait un double projet. Car il y a d’abord le stade de 60 000 places, qui devrait coûter environ 250 millions d’euros à l’Olympique lyonnais. Et une zone commerciale avec un centre de loisirs, deux hôtels et des bureaux, qui devrait également coûter autour de 250 millions d’euros, financés cette fois par les partenaires de l’OL, notamment le groupe hôtelier Accor.
A ces 500 millions d’investissement privés s’ajoutent au minimum 150 millions d’argent public, pour financer les infrastructures nécessaires : aménagement de l’échangeur de Pusignan sur la rocade est, voies d’accès au stade, agrandissement de la gare de tramway Lea à Décines... Un investissement public dont 60 millions devraient être financés par le Grand Lyon, 20 millions par l’Etat, 30 millions par le conseil général et enfin 30 autres millions par le Sytral, l’organisme qui gère les transports en commun dans l’agglomération lyonnaise.
Mais selon plusieurs experts consultés par Lyon Mag, ces estimations sont largement sous-évaluées. Notamment parce qu’elles ne prennent pas en compte les investissements en transport collectif, comme le prolongement de la ligne de tram T2 jusqu’à Eurexpo, qui devrait coûter au minimum 100 millions d’euros. Du coup, le financement public pourrait s’élever à 400, voire 500 millions d’euros.
Bref, au final, le projet OL Land va coûter entre 650 millions et 1 milliard d’euros. D’où la question que tout le monde se pose : qui va payer ?

L’Olympique lyonnais d’abord, qui a prévu d’investir les 96,2 millions d’euros levés lors de l’introduction en Bourse il y a un an. Mais le club, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 214 millions d’euros l’année dernière pour un résultat net de 18,5 millions d’euros avec 230 salariés, devrait également recourir à un emprunt, qui devrait être en partie remboursé par le naming, c’est-à-dire le sponsor qui donnera son nom au stade en échange d’un gros chèque. L’OL pourrait ainsi toucher de 70 à 150 millions d’euros sur 10 ans.
Enfin, le rapport annuel d’OL Group souligne que le projet va “générer un autofinancement”, sans donner plus de détails. Mais d’après les opposants au stade, cet autofinancement serait en fait la plus-value que va réaliser le club sur les terrains. D’ailleurs toujours dans ce rapport annuel, on apprend que l’OL prévoit de racheter les 50 hectares au Grand Lyon pour 15 à 20 millions d’euros. Soit de 30 à 40 euros le m2. Alors que les opposants soulignent que les terrains se vendent autour de 300 euros le m2 à Décines. “Même en ajoutant les travaux nécessaires pour viabiliser ces terrains, l’OL pourrait réaliser une jolie plus-value de 80 à 100 millions d’euros en revendant 40 hectares à ses partenaires. Ce qui leur permettrait de boucler le financement de leur projet”, explique Francisco Martinez, de l’association Carton rouge. Mais Gilbert Giorgi, chargé par l’OL de l’acquisition des terrains, dément.
Au total, l’OL devrait donc investir au maximum 250 millions d’euros dans ce projet. Et pour trouver l’argent qui manque, tout le monde va devoir mettre la main à la poche.
D’abord les spectateurs. Alors que les prix des places varient de 10 à 100 euros à Gerland pour un match de championnat, elles devraient coûter beaucoup plus cher dans le futur stade. Sans compter les loges, dont les prix devraient flamber. Aujourd’hui, les dirigeants lyonnais assurent que le prix des places ne devrait pas trop augmenter. Mais c’est peu probable quand on regarde ce qui se passe dans les grands championnats européens. Au minimum 70 euros la place à l’Emirates Stadium d’Arsenal en Angleterre, où l’abonnement le moins cher est à 1 700 euros ! Alors qu’il faut compter 127 000 euros pour une loge de 10 places pendant une saison !
Ensuite, les investisseurs privés qui sont partenaires de l’OL dans ce projet vont également être mis à contribution. Car ils vont devoir racheter au club les terrains sur lesquels ils vont construire leur centre de loisirs ou les hôtels. Et ils risquent de payer cher le droit d’entrée.
Enfin, les contribuables de l’agglomération lyonnaise vont aussi payer pour le projet de Jean-Michel Aulas. Car pour financer les 150 à 400 millions d’euros d’argent public nécessaire aux aménagements autour du stade, les collectivités locales devront forcément augmenter les impôts ou bien emprunter, ce qui revient au même puisque l’emprunt, c’est l’impôt de demain. Mais le Grand Lyon comme l’OL répliquent qu’une partie de ces aménagements était déjà prévue. Donc que leur coût ne doit pas être imputé à ce projet. “Le stade ne coûtera pas plus de 70 millions d’euros aux contribuables”, affirme Gilbert Giorgi.

2- Le public suivra ?
“Ce grand stade doit être le symbole d’une infrastructure au service de toute une agglomération”, explique Jean-Michel Aulas dans le dossier de présentation d’OL Land. En rappelant que le stade Gerland, d’une capacité de 40 500 places, affiche un taux de remplissage de 97% pour les matchs de championnat. D’où la nécessité de construire un stade ultramoderne de 60 000 places. Mais l’OL promet également de sacrées retombées économiques pour tout l’Est lyonnais, avec 35 événements majeurs organisés par an dans ce stade, 1,5 million de spectateurs, la création de 1 000 emplois... Bref, selon Aulas, ce projet sera forcément un succès, qui participera au rayonnement de Lyon à l’international tout en augmentant les recettes de l’OL, afin de pouvoir rivaliser avec les plus grands clubs européens.
Restent quelques questions en suspens. D’abord l’éloignement du stade, à 20 km du centre-ville de Lyon. Soit 25 minutes en voiture si le trafic est fluide. Mais près d’une heure s’il y a des embouteillages. Un choix qui peut surprendre quand on compare aux autres pays européens, où les grands équipements sportifs sont généralement implantés au cœur de la ville. Et les rares stades qui sont à la périphérie, comme le stade de France à Saint-Denis ou l’Allianz Arena à Munich, sont desservis par des transports collectifs rapides et performants, comme le RER ou le métro. Ce qui n’est pas le cas du stade de l’OL à Décines, qui devra se contenter du tram. D’ailleurs, le Stadio delle Alpi, qui avait été construit en 1990 dans la banlieue de Turin pour la Coupe du monde de football, est aujourd’hui en cours de destruction. Car la Juventus, qui est pourtant une des meilleures équipes d’Europe, n’arrivait pas à remplir ce stade de 69 000 places. Et depuis 2007, la Juve est revenue au centre de Turin jouer au stade Olympique. Du coup, même si l’OL remplit Gerland, on peut se demander si le club parviendra à trouver 20 000 spectateurs de plus pour tous les matchs de la saison à Décines.
Ce qui pose une deuxième question : en cas d’échec sportif, l’OL continuera-t-il à attirer autant de spectateurs ? Sachant que l’équipe lyonnaise, qui est au top depuis 6 ans, peut difficilement aller plus haut. Car elle a plus de chance de perdre sa place de champion de France que de remporter la Ligue des champions. Même si l’irrégularité et l’instabilité de ses concurrents français l’aident à se maintenir en tête de la Ligue 1. Et si les résultats baissent, pas sûr que l’équipe arrive à convaincre 60 000 spectateurs de faire le déplacement jusqu’à Décines. Surtout si le prix des places a beaucoup augmenté. Même constat pour les hôtels et le centre de loisirs, dont l’attractivité dépend étroitement des résultats sportifs de l’OL.
A noter également qu’à Gerland, près d’un quart des places sont en fait gratuites. Car elles sont vendues aux collectivités, qui redistribuent ensuite ces places gratuitement, notamment aux élus. D’ailleurs, en mars 2007, le tribunal administratif de Lyon avait annulé la subvention du conseil général, en estimant que ces places profitaient surtout... aux conseillers généraux eux-mêmes ! Si les collectivités étaient contraintes par la justice de supprimer ces achats massifs de place, l’OL parviendra-t-il encore à remplir son grand stade ?

3- Les délais seront tenus ?
“Le stade sera prêt en juillet 2010”, affirmait Jean-Michel Aulas dans une interview à Lyon Mag en juillet dernier. Ce qui laisse à peine plus de deux ans pour mener l’enquête publique, obtenir le permis de construire, construire le stade et les infrastructures routières... “Le timing est très serré”, reconnaît Christophe Cizeron, le directeur de cabinet de Gérard Collomb au Grand Lyon, en ajoutant : “Tous les services sont sous pression pour que le stade soit livré en temps et en heure.”
Mais il reste trois blocages majeurs qui risquent de faire exploser les délais.
D’abord, l’OL ne maîtrise pas encore totalement le foncier. Puisqu’un agriculteur de Décines, propriétaire de 3,2 hectares sur le site du Montout, résiste. Il est prêt à vendre son terrain, mais en échange d’un gros chèque de l’OL. Mais pour le moment, les dirigeants lyonnais refusent de céder, en le menaçant d’expropriation. Seul problème : le Grand Lyon peut exproprier ce propriétaire seulement si le projet qu’elle veut implanter sur son terrain est d’intérêt public. Or ce stade est 100% privé. Et même si c’était le cas, la procédure serait assez longue, ce qui ferait perdre plusieurs mois à l’OL, qui a tout intérêt à trouver un arrangement avec le dernier récalcitrant.
Autre problème : les transports. Selon les études réalisées par le Grand Lyon, seuls 9 000 spectateurs pourront venir au grand stade en utilisant les transports en commun. Et encore, Lea devra les acheminer en 3 heures, alors que normalement, cette ligne de tram transporte 2 000 voyageurs en heure de pointe ! Pire, après le match, comme le stade se vide rapidement, il faudra évacuer ces 9 000 fans en 1 heure seulement !
Résultat, il va falloir augmenter les cadences, en mobilisant jusqu’à 31 rames, contre les 9 rames qui circulent normalement sur cette ligne. Mais cela risque aussi de perturber fortement la circulation routière, à cause des croisements entre les voies du tram et les routes. Or 7 000 voitures vont également devoir emprunter ces rues pour aller au stade, qui aura un parking de 7 000 places, réservées notamment aux VIP qui vont se retrouver bloquer dans les bouchons à Décines ! Alors que deux autres parkings de 5 000 places chacun sont programmés à Meyzieu et à Chassieu, sur le site d’Eurexpo. Mais les supporters devront ensuite prendre des navettes pour rejoindre le stade ! Ce qui pose là encore des problèmes, puisque le Sytral va devoir utiliser des vieux bus pour ces liaisons. Du coup, entre la rocade est qui est déjà saturée avec plus de 80 000 véhicules par jour, le parking et la liaison en bus jusqu’au stade, les spectateurs venant de Lyon devront compter au minimum 1 heure de trajet pour venir voir leur équipe !
Mais pour rendre le site accessible par la route, la communauté urbaine de Lyon et le Département vont devoir également construire de nouvelles routes, dont la liaison 7 Chemins-Rocade Est. Et l’Etat va devoir réaménager une sortie sur la rocade est. Sans oublier le Sytral, qui va être obligé de prolonger la ligne de tram T2 jusqu’à Eurexpo... Bref, de sacrés travaux en perspective, qui ne pourront pas être réalisés d’ici deux ans, selon tous les experts interrogés par Lyon Mag.
D’autant plus que dans l’Est lyonnais, la mobilisation reste forte contre ce projet d’OL Land. “On supporte déjà beaucoup de nuisances, comme la rocade est, l’aéroport... Et maintenant, on veut nous construire un stade de 60 000 places, qui va amener encore plus de circulation, de bruit, de pollution...” explique Marc Pagano, président du Collectif des usagers et riverains de la rocade est, qui conclut : “Ça va devenir invivable pour les riverains.” D’autres associations montent également au créneau, comme Carton rouge, Chassieu environnement ou l’ADDEL. Mais plusieurs élus, de gauche comme de droite, font également campagne contre le stade. C’est le cas de Michel Forissier, maire de Meyzieu et nouveau secrétaire départemental de l'UMP, Philippe Meunier, député UMP de la 13e circonscription qui couvre les communes de Décines, Saint-Priest et Meyzieu, Alain Darlay, maire PS de Chassieu... Sans oublier les élus communistes et Verts de l’agglomération qui ont voté contre ce stade.
Du coup, un vrai risque pèse aujourd’hui sur ce projet ambitieux qui va forcément faire l’objet de nombreux procès. Une association de contribuables lyonnais, la Canol, a déjà déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon pour demander l’annulation d’une délibération votée par le Grand Lyon qui a permis de financer des études sur l’aménagement du futur stade. D’autres recours seront certainement déposés pour contester l’intérêt général de ce projet privé ou pour dénoncer le financement public de certains équipements dédiés exclusivement au stade. Alors qu’Etienne Tête, l’adjoint aux marchés publics de la Ville de Lyon qui est réputé pour sa combativité juridique, a déjà prévenu Gérard Collomb d’un certain nombre de risques judiciaires.
Si ces recours sont acceptés, c’est toute la procédure qui peut devoir être reprise à zéro. Et même s’ils sont rejetés, l’OL perdra forcément du temps dans la course contre la montre qui est engagée pour que le grand stade soit prêt en juillet 1010. D’ailleurs, Gilbert Giorgi, un des adjoints d’Aulas sur ce dossier, parle déjà de 2011. Mais en coulisse, beaucoup d’élus estiment que l’OL ne jouera pas dans son nouveau stade avant 2015.

“Notre stratégie est simple aujourd’hui : on va essayer par tous les moyens de ralentir la construction de ce stade. L’objectif, c’est que Jean-Michel Aulas perde patience et parte installer son stade ailleurs”, reconnaît un élu de l’opposition à Décines. D’autant plus que le président de l’OL sait que son projet doit avancer vite. Car il a besoin de ce stade pour diversifier ses revenus, qui dépendent trop des résultats sportifs par nature aléatoires. Mais il a surtout besoin de ce stade pour valoriser son entreprise avec un vrai complexe immobilier.
“L’OL traverse aujourd’hui une période très risquée”, conclut José Allouche, professeur de management et spécialiste des finances du foot, en ajoutant : “J’espère qu’Aulas arrivera à construire son stade. Mais il doit réussir dans les deux ou trois ans, sinon ce sera un échec, car le cours de l’action OL en Bourse sera trop lié aux résultats sportifs et les investisseurs ne lui feront plus confiance”.

Article publié dans Lyon Mag en février 2008

 

Commentaire

Battling's Friend

Un choix plus humain, plus respectueux des finances publiques est de maintenir le stade à Gerland. Avec la suppression des places "publiques" achetées en masse, Aulas pourrait même peiner à remplir son stade..... car il ne s'agit que de big business, on est vraiment en plein coeur de l'impression générale contre l'intérêt public. Comme souvent sur lyon en ce moment.

Patrice Lyon / Paris

Article très intéressant sur le fond au delà de la forme. En tant que Lyonnais vivant sur Paris, je vois encore là une occasion pour que Lyon ne se donne pas les moyens d'accroitre son attractivité au niveau Européen. Lyon à la chance de posséder un fer de lance qui fait parler de cette ville dans l'Europe entière et l'ensemble des intervenants de ce projets en sont encore à se chamailler sur la localisation de cet outil qui fera beaucoup plus parler de Lyon que de l'OL. Un outil ultra moderne permettant de démontrer le dynamisme et le soutient d'une ville à un club qui l'honore en terme d'image. Je peux comprendre que l'Est lyonnais ne soit pas le candidat favori à la réception de ce stade, mais que ce soit dans le centre-ville ou dans l'ouest lyonnais, il y aura toujours des gens pour et des gens contre. L'heure est aujourd'hui à la prise de décision et quand je vois comment les Lyonnais se taclent entre eux pour un projet qui doit sois-disant permettre à tout le monde de s'y retrouver, je peux vous dire que cela me fait mal. Vivant désormais dans le centre de Paris, quand je vois le dynamisme de cette ville pour la mise en avant de projet ambitieux, je me dis qu'il y a vraiment un grand écart avec la province. Et ce malgré le fait que je sois Lyonnais de souches! Un peu d'audace et de dynamisme pour un projet où tout le monde devrait s'y retrouver privé comme public ferait pas de mal à Lyon. Surtout lorsque l'on voit les derniers aménagement fait à Lyon sans vraiment de cohérence!

alex

Le stade sera construit, cela possera quelques problèmes au debut mais ensuite cela rentrera dans les moeurs. Il ne faut pas retenir que les cotés negatifs. Le stade coutera sans doute un peu d'argent aux contribuables, mais c'est normal puisque tout le monde en profitera, il y aura des retombés economiques qui proifitera aux commercants, puis aux habitants qui verront les prix de leur habitation flamber. Tout à un coup, et il est vrai qu'en france, on a du mal à prendre des risques, ce n'est pas dans notre mentalité, la preuve quand quelqu'un lance un projet, on y voit que les cotés negatifs. C'est l'une des raisons principales qui poussent les gens ambitieux à quitter le pays pour exporter leur savoir faire. J'espère qu'un jour, la france sortira de cet immobilisme, même si je pense qu'il est trop tard.

Lolo

L'idée était pourtant belle... Après des décennies d'investissements publics - donc financés par les impôts - pour des équipements qui ne profitent pas à tout le monde, voilà qu'enfin on nous propose un stade 100% privé, ce qui paraît logique compte tenu de son utilisation. Mais finalement, il se trouve que le 100% privé n'existe pas puisque les collectivités doivent bien sûr aménager l'espace environnant et notamment l'accès du public. Et ceci est un enjeu très important pour cet équipement situé en périphérie où tout reste à faire ou presque... Alors, fausse bonne idée? A mon avis le partenariat public/privé est inévitable mais c'est le lieu d'implantation qui doit être repensé. Il est clair que le choix actuel va très vite décourager la plupart des supporters lyonnais tandis que les spectateurs régionaux ne seront pas forcément mieux lotis compte tenu des embouteillages prévisibles sur les différentes voies d'accès. Ainsi une localisation plus proche du centre semble s'imposer... Mais cela n'est pas forcément une vérité absolue car il suffit de regarder ce qui se passe du côté de nos "amis" grenoblois dont le stade situé plein-centre provoque une asphyxie totale alors qu'il n'y a que 20 000 places. Bien sûr, les transports à Grenoble sont plus problématiques qu'à Lyon mais bon quand même ! Finalement, le meilleur compromis reste le site de Gerland. On est très proche du centre-ville tout en n'étant pas dans un secteur résidentiel. L'accès par le métro permet un débit beaucoup plus important que le tramway. Par contre, il serait absolument nécessaire de densifier l'offre en parking car c'est très anarchique actuellement. Mais le principal hic, c'est le classement aux monuments historiques qui empêche toute restructuration du site... sauf que Gerland n'est pas que le stade, c'est aussi un palais des sports obsolète et sous-utilisé. Alors la solution consisterait à construire le nouveau stade en lieu et place de ce palais des sports, ce qui ne gênerait pas énormément l'OL qui pourra ainsi continuer à jouer au stade actuel en attendant. Puis, dès lors que les travaux sont terminés, on peut toujours requalifier l'ancien gerland en espace omnisports couvert puisque seules les parties extérieures sont classées. Bref, j'ai le sentiment que cette affaire est loin d'être réglé mais n'oublions pas que la France va être candidate à un futur Eurofoot donc il peut y avoir des situations qui se débloquent très vite au nom de l'intérêt national ! On ne fait que payer l'erreur commise en 1998 de ne pas investir dans les stades et on voit aujourd'hui les difficultés à Lille, Marseille et autres pour une fois encore mettre fin au centralisme jacobin...

Zigomar

Non a ce statde dans l'est lyonnais. Je suis supporter de l'OL, je vais au stade regulierement. Je suis tous les resultats de cette equipe. Mais pourquoi aller emmerder les gens de l'est lyonnais qui supportent les aeroports (il y a aussi Bron qui pourri la vie de bien des gens), la rocade (des accdents quasis tous les jours avec des routiers inconscients qui roulent a plus de 100km/h et ne respectent aucune regle du code de la route), les lignes hautes tensions (allez voir mesurer les champs electromagnetiques du coté d'Heyrieux, les écrans videos sont blindés la bas chez RTE), la circulation generee par les centres commerciaux ou les gens viennent de la moitié du departement, les multiples autoroutes, les voix de chemin de fer, le projet de gare ferroutage etc ....... Quel est donc l'interet d'asphyxier une region deja moribonde, ou de toute maniere, cela fera chier tout le monde d'aller. Quelle joie d'aller passer 3h00 dans les transports pour aller dans une zone peripherique de la region lyonnaise ou il n'y a rien a voir. J'y habite depuis longtemps, et l'iinteret de cette region n'est pas touristique ni pour les loisirs. Alors pourquoi y construire un stade ? Anoter que le seul vrai et grand stade de france (le velodrome a Marseille) est situé au coeur de la ville et qui plus est dans un des quartiers les plus sympas de Marseille : Le Prado. Ammenager Gerland me semble bien plus pertinent. Le site existe, il y a des transports en commun, des autoroutes, des zones de parking, et l'economie de la region n'est pas paralysée les jours de match comme cela sera le cas a Decine. Oui, mais on dira que la facade de Gerland est classée. Oui, cette daube en beton est classée historique. Incroyable non. Il serait bien plus pertinent de declasser ce monument (mort de rire) et de renover ce stade selon les normes en vigueure. Je suis d'accord avec les commentaires, un stade en banlieu ne fait pas rever, ce n'est pas magique, ce n'est pas Gerland. Et je ne pense pas que Lyon ait encore le status d'un Arsenal par exemple pour se deplacer comme cela. Le public francais n'a pas la culture foot des britaniques. Un supporter lyonnais qui dit non a ce stade a Decine.

indy

En France, Il n 'existe pas d'etude independante sur les retombées économiques d'un stade de football; il suffit au foot business de marteler sans relâche les mêmes poncifs du genre 1 euro depensé dans le stade en crée quatre à l'exterieur. Aux USA, le congrès mène des auditions sur les 20 miiliards de $ consacrés au financement public des stades ( etats et villes) . Sur plus de 90 stades, seuls deux ont degagé des retombées superieurs au coût initial . Ce qui est aussi demontré, c'est que ces investissement diminuent la qualité des equipemenents et infrastructures quotidiennes qui reçoivent moins d'entretien. Autrement dit, un stade impacte negativement la qualité de vie des hbts. Autre point : l'argent depensé dans les stades quitte la region immediatement via les franchises alimentaires, les droits de publicité qui dépendent d'organisations nationales ou internationales. etc. Par' substitution, le supporter' qui depense 100 euros dans un stade ne les depensera pas dans les commerces de Lyon parce qu'il ne les aura plus en poche. Ne jamais oublier que le but d'un stade de foot, c'est de ponctionner au maximum le porte feuille du supporter. Ce sont ces flux financiers qui font tourner ce milieu Voir oversight.house.gov/documents/20071010171736.pdf

Quelle pagaille?

Dans ce dossier on mélange tout et n'importe qui. Exemple, qui va payer (les experts LyonMag). Pourquoi inclure le coût du prolongement du tram T2 jusqu'à EUREXPO dans cet investisement? Ce prologement était prévu, attendu et tout à fait rentable. Il sera encore plus rentable justement avec le GRAND STADE. Dans ce foutu pays que faire pour faire avancer les choses, si on écoute toutes les minorités (qui sont là que pour foutre la m....) jamais on ne s'en sort. Mais heureusement nous avons de fortes personnalités qui veulent faire bouger les choses (GRAND LYON, CONSEIL GENERAL, CONSEIL REGIONAL). Les opposants au Grand Stade se rendrons compte du résultat, dynamique économique = embauches, revenus pour les communes limitrophes,....). Tout va y gagner, faites confiance au initiateurs de ce beau projet.

Bravo l'OL et Vive le Grand Stade

Je soutiens totalement ce beau et grand projet. Tous ceux qui se plaignent et font du misérabilisme sont toujours les mêmes. Ne rien faire, ne rien changer, ne rien faire bouger, ne pas faire de beaux et bons projet, c'est se qui nous a mis (la France) dans la situation actuelle, plus on attend plus c'est compliqué, plus c'est cher. Encore merci et bravo pour le GRAND STADE LYONNAIS.

claude

reste donc a gerland, l'est lyonnais est bien tranquille, tout le monde n'aime pas le foot.

Philippe

Comment les élus et les collectivités, qui sont censés défendre l'intérêt général, peuvent-ils vouloir "arroser" d'argent un businessman qui ne voit l'intérêt que de sa propre entreprise. Que M. Aulas veuille faire prospérer sa boîte, je ne le lui reproche pas, c'est justement son job (et encore, une telle mégalomanie va sûrement le ruiner), mais pourquoi nos élus l'y aident-ils avec l'argent des défavorisés et alors que tant de grands projets d'intérêt public en manquent ? Si M. Collomb croit qu'il a été élu pour faire du "bling bling", il se trompe. MM. Forissier, Meunier et Darlay, eux, savent qu'on ne sacrifie pas les électeurs sur l'autel de la com'.
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