Millon battu. L’ancien président du conseil régional a bien essayé de faire oublier son alliance avec le Front National (...)
Mais il s’est heurté à une hostilité affichée d’un certain nombre d’élus de droite, notamment du conseiller général Jean Chabry. Car 10 ans après, ça ne passe toujours pas. Et Millon a eu beau expliquer qu’il avait fait du Sarkozy avant l’heure, ça fait “rigoler” tout le monde. Car Sarko a eu moins le mérite de se démarquer clairement du FN et ne pas chercher à magouiller avec eux. D’accord il leur a piqué ses idées et ses électeurs. Mais il fait ça proprement, comme un pro. Et il a les a “niqués” comme un pro.
Alors qu’au contraire Millon, lui, s’est renié pour conserver son fauteuil de président à la Région. Il a renié ses idées, lui qui passait à l’époque pour un type de droite certes, mais un type modéré et ouvert. Ce qui au fond, est tout aussi grave que faire réellement allégeance aux idées de l’extrême droite. Et c’est même pire car renier ses valeurs pour préserver ses petits intérêts, c’est un réflexe de ”collabo”. Tout ce que les électeurs, quelque soit leur sensibilité, ne supportent pas. Le mensonge, le calcul, le manque de courage... Et forcement, ça se paye surtout quand on a été un espoir de la droite, un pionnier des “rénovateurs”, ministre....
C’est la grande leçon de ces élections sénatoriales. Car elles ont démontré que des “petits” élus de terrain, n’ont pas oublié. En refusant ce “come back” à l’arraché. Au nom d’un certain nombre de principes, au nom de la mémoire.









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