03-11-2008

Le blog de Philippe Brunet-Lecomte

Philippe Barbarin est contre le travail le dimanche. C’est ce qu’il a proclamé lundi dans le Progrès. Faire ça un lundi, c’est bien joué ! Car tout le monde est de mauvaise humeur. Y compris ceux qui ont passé le week-end à glander. 

D’ailleurs, on sait depuis longtemps que l’archevêque de Lyon est un as du marketing. Toujours prêt à se faire photographier en jogging-basket, toujours prêt à nous sortir une formule branchée. Histoire de nous faire avaler la pilule d’un discours toujours assez ringard. Enfin, quand on est dit pilule, c’est une expression. Parce que sur tout ce qui touche au sexe, Barbarin n’est pas vraiment à la pointe de la modernité. Mais il n’y a pas que le sexe qui obsède Barbarin. Car il a toujours un avis sur tout, il se mêle de tout... Toujours une barbarinade à nous sortir pour faire la “une” des médias. Y compris de nos dimanches, justement.

A Lyon Mag, on n’est pas des défenseurs forcenés du travail le dimanche. Même si une fois par mois, on est bien obligés de cramer un week-end pour boucler votre magazine préféré car notre imprimeur, lui, respecte à la lettre les injonctions de Barbarin. Du coup, il nous impose cette petite gymnastique réservée aux mécréants.

Cela dit, on se demande si le chef des curés lyonnais est bien placé pour nous faire la leçon sur le “repos dominical” en nous racontant que même Dieu s’est reposé le 7ème jour après avoir créé le monde de ses mains expertes. Non, Barbarin est même très mal placé pour se faire passer pour un pape du social, vu qu’il impose tous les dimanches à ses collaborateurs un rythme d’enfer et notamment des messes en série avec sermons, confessions et autres bénédictions. Un vrai miracle d’ailleurs que tous ses curés tiennent le coup car ils sont mal très payés, en dessous du Smic malgré les longues études pas très drôles. Et puis, ces curés sont loin d’être au 35 h, pire ils ont souvent dépassés l’âge de la retraite. Et, parait-il, ils n’ont pas intérêt à émettre la moindre critique contre leur patron, sinon ils sont mutés dans un purgatoire à la campagne. Bref, c’est l’enfer pour ces pauvres prêcheurs qui en plus attirent de moins en moins de fans dans leurs églises.
Bref, en ce lundi matin, je vous demanderai donc une petite minute de silence pour rendre hommage à tous ces curés exploités par Barbarin. En espérant qu’un jour ils se mobiliseront pour exiger que leur patron ajuste son discours et ses pratiques. Et qu’enfin, ils puissent obtenir de faire la grâce matinée, le dimanche !
 

 

Commentaire

Pierre MONIER

Le livre "En bonne compagnie" (éd. ALEAS), vendu au profit de la SPA de Lyon et du Sud-Est, vient de remporter le PRIX JEAN DORST 2008, décerné par le jury de l'"Académie Vétérinaire de France" et du "Groupement des Ecrivains-Médecins". L'auteur vous remercie de votre attention.

seb

travailler plus pour gagner plus! Est-ce là les valeurs que vous défendez? Que vous ne puissiez pas comprendre que pour des milions de français, c'est le jour du Seigneur, passe encore, votre anti-cléricanisme primaire est pardonable de par l'ignorance dont il est isssu. Mais vous pourriez au moins vous dire que le dimanche est le seul jour où les familles peuvent un peu se retrouver, ça, c'est une valeur!

Le Cors@ire

PAS DE BLOG DEPUIS BIENTÔT DEUX SEMAINES !!!

blog en sommeil

RRRRRRRRRRRRRRRR, ZZZZZZZZZZZZZZZZZZ, RRRRROOOOOOOOOOO, ZZZZZZZZZZZZZZZZZZEEEEEEEEEEEEEEEE.

jlb

pas de blog cette semaine !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le Cors@ire

Curés exploités par Barbarin ? Provocation de PBL ou intime conviction ? Devenir Prêtre de l'Eglise Catholique n'est pas une obligation mais un choix individuel qui impose des contraintes. Et Dieu sait si LYONMAG, son Patron et ses Collaborateurs connaissent ces contraintes liées à leur choix individuel en devant lutter 7j/7 contre la Mouche. Cela fait-il de PBL un "tyran" ? Bien sûr que non. Comme chaque Curé Catholique chaque Journaliste de LYONMAG est libre de partir et si ni l'un ni l'autre ne le fait c'est qu'il accepte ces contraintes. Je demande donc par respect une minute de silence pour tous les Forcenés de LYONMAG...

Pierre MONIER

Je me permets de vous informer que je viens de faire paraître, aux éditions ALEAS (à lyon), un livre intitulé : "En bonne compagnie". Cet ouvrage rassemble des "propos recueillis" de personnalités aussi différentes que : Yves Robert, Bernard Clavel, René Barjavel, Albert Jacquard, Hubert Reeves, Jean Marais, Michel Serrault, Pierre Tchernia, Yves Paccalet, François Cavanna, Hugues Aufray, Allain Bougrain-Dubourg, Françoise Giroud, Claude Santelli, Pierre Perret, Gérard Barray, Jane Birkin, Jordi Savall, Georges Moustaki, Mick Micheyl, Darry Cowl, Robert Sabatier, Père Christian Delorme, Matthieu Ricard, Henri Tachan, Azouz Begag, Mylène Demongeot, Nicolas Hulot, Annie Cordy, Paul Bocuse, Michel Drucker ... Chaque intervenant évoque sa carrière, ses passions et, comme un fil conducteur, son rapport à la nature et aux animaux. Plusieurs dessinateurs ont accepté de ponctuer les interviews de leurs oeuvres : Plantu, Sempé, Cabu, Dubouillon, Pesch, Cambon, Bouchard, Million, Willy... Sur la couverture figurent une photo de Robert Doisneau et une toile de Thierry Poncelet. Je suis heureux d'avoir pu faire paraitre ce "livre de mémoire" au titre évocateur : "En bonne compagnie", qui est vendu au profit de la SPA de Lyon et du Sud-est, qui en a bien besoin... Je suis bien conscient que ce livre aura du mal à se faire connaître parmi l'avalanche des parutions actuelles, d'où ce message. Je vous remercie chaleureusement pour votre soutien.

GS à anticlericalisme primaire

Et voilà, on nous fait désormais passer le clergé pour les champions du bon sens, les protecteurs de la dignité humaine et des droits... Je ne reviendrais pas sur la lutte anti-avortement, la lutte anti-capote, les yeux fermés sur les affaires de prêtres pédophiles pendant des années (apparement ça change...et heureusement!) et tant d'autres encore! Pour ce qui est du bon sens et des luttes sociales, heureusement, les français et les travailleurs n'ont pas attendu leur clergé au cours du dernier siècle... On ne va pas rappeler les positions de l'Eglise au moment des principaux acquis sociaux... Enfin, pour le travail du dimanche, il est aisé de faire passer la pillule en évoquant la possibilité de jour meilleur dans un moment où les français n'ont plus d'espoir.... Maintenant, cela n'apportera rien à personne, ni en termes de salaires ou de clients pour les magasins. Ah, si ! c'est vrais j'oubliai, le français moyen qui rationnalise ses déplacements et ses achats, les regoupe va d'un clin d'oeil consommer le dimanche sans arreter sa conso de la semaine! Belle équation Messieurs Bertrand et Sarkozy

anticléricalisme primaire

L'anticléricalisme et ses vieux clichés se portent bien: Monseigneur Barbarin fait son boulot, il est porteur d'une bonne nouvelle et il n'a pas à céder face au libéralisme triomphant prêt à jeter au panier une conquête sociale. D'ailleurs le seul argument qui soutient le travail le dimanche est de gagner plus d'argent. Lamentable cette société matérialiste qui sacrifie tout pour le veau d'or. On a tous des souvenirs d'enfance de ces dimanches parfois un peu longs mais où on était heureux de se retrouver en famille. Le progrès, c'est que demain on fera ses courses pendant que d'autres travailleront pour nous accueillir dans les supermarchés. Merci à Monseigneur Barbarin de se refuser avec courage et panache à la démagogie qui fait dire aux politiques ce que le peuple veut entendre et de rappeller les valeurs fondamentales: dignité de l'homme crée à l'image de Dieu. Il n'est pas ringard et ridicule de défendre la famille. Etre dans le vent, c'est le destin d'une feuille morte.

Pierre69

Barbarin opposé au travail dominical: ce n'est pas une surprise; le bolg de PBL n'en est pas une dans sa réponse A Lyon Mag, il y a le bon côté avec des dossiers d'investigation intéressants et puis il y a l'autre face de type "marianniste" avec des slogans passionnels ,caricaturaux sans grand intérêt sauf de susciter des réactions de tous bords... Tout cela loin des positions centristes et pourtant finalement très près...
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