Philippe Barbarin est contre le travail le dimanche. C’est ce qu’il a proclamé lundi dans le Progrès. Faire ça un lundi, c’est bien joué ! Car tout le monde est de mauvaise humeur. Y compris ceux qui ont passé le week-end à glander.
D’ailleurs, on sait depuis longtemps que l’archevêque de Lyon est un as du marketing. Toujours prêt à se faire photographier en jogging-basket, toujours prêt à nous sortir une formule branchée. Histoire de nous faire avaler la pilule d’un discours toujours assez ringard. Enfin, quand on est dit pilule, c’est une expression. Parce que sur tout ce qui touche au sexe, Barbarin n’est pas vraiment à la pointe de la modernité. Mais il n’y a pas que le sexe qui obsède Barbarin. Car il a toujours un avis sur tout, il se mêle de tout... Toujours une barbarinade à nous sortir pour faire la “une” des médias. Y compris de nos dimanches, justement.
A Lyon Mag, on n’est pas des défenseurs forcenés du travail le dimanche. Même si une fois par mois, on est bien obligés de cramer un week-end pour boucler votre magazine préféré car notre imprimeur, lui, respecte à la lettre les injonctions de Barbarin. Du coup, il nous impose cette petite gymnastique réservée aux mécréants.
Cela dit, on se demande si le chef des curés lyonnais est bien placé pour nous faire la leçon sur le “repos dominical” en nous racontant que même Dieu s’est reposé le 7ème jour après avoir créé le monde de ses mains expertes. Non, Barbarin est même très mal placé pour se faire passer pour un pape du social, vu qu’il impose tous les dimanches à ses collaborateurs un rythme d’enfer et notamment des messes en série avec sermons, confessions et autres bénédictions. Un vrai miracle d’ailleurs que tous ses curés tiennent le coup car ils sont mal très payés, en dessous du Smic malgré les longues études pas très drôles. Et puis, ces curés sont loin d’être au 35 h, pire ils ont souvent dépassés l’âge de la retraite. Et, parait-il, ils n’ont pas intérêt à émettre la moindre critique contre leur patron, sinon ils sont mutés dans un purgatoire à la campagne. Bref, c’est l’enfer pour ces pauvres prêcheurs qui en plus attirent de moins en moins de fans dans leurs églises.
Bref, en ce lundi matin, je vous demanderai donc une petite minute de silence pour rendre hommage à tous ces curés exploités par Barbarin. En espérant qu’un jour ils se mobiliseront pour exiger que leur patron ajuste son discours et ses pratiques. Et qu’enfin, ils puissent obtenir de faire la grâce matinée, le dimanche !









Commentaire
Pierre MONIER
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Pierre MONIER
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Pierre69