Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) n’a pas de réponses à apporter au crash qui a coûté la vie à Georges Barriol. Dans son rapport, il annonce que "l’enquête n’a pas permis de déterminer l’origine de cette perte de contrôle" qui a précipité
l’appareil sur des arbres, seulement deux minutes après le décollage réalisé sur la piste 19 de l’aérodrome de Lyon-Brindas.
L’ancien élu du Sytral et du Conseil général du Rhône, qui fut aussi maire de Sainte-Consorce, avait échangé avec des habitués de l’aérodrome avant son départ. Il leur avait alors indiqué hésiter encore sur sa destination à bord du biplace monomoteur à ailes hautes. Georges Barriol annonçait vouloir faire des circuits d’aérodrome pour revenir à son point de départ, ou bien se diriger vers le sud et atterrir à l’aérodrome de Vienne, 40 kilomètres plus loin.
L’octogénaire n’aura parcouru que 940 mètres…
Deux témoins ont été entendus par le BEA. Ils ont vu l’avion de Georges Barriol partir en piqué à 40 mètres du sol, réaliser "deux vrilles
par la gauche", puis se fracasser contre des arbres à Messimy. Le bruit du moteur était audible, ce n’était donc pas un problème mécanique.
L’examen du moteur a confirmé cette version, mais a permis de relever le dysfonctionnement d’une des quatre bobines d’allumage, sans toutefois savoir s’il était préalable à l’accident.
Un pilote pourtant aguerri
Le Tecnam P2008 appartenait à l’aéroclub et était entretenu par son mécanicien ; il totalisait près de 1 500 heures de vol et son certificat de navigabilité était en état de validité lorsque Georges Barriol est passé derrière le manche. Son épave a été très fortement endommagée par le choc avec un bosquet d’arbres en bordure d’un champ. La collision a arraché les deux demi-plans horizontaux de l’aéronef et éventré les deux
réservoirs de carburant qui se sont vidés sur le site du crash.
Le BEA a évidemment enquêté sur Georges Barriol, dont le corps avait été identifié sur place par son ami, le président du Département du Rhône Christophe Guilloteau. Agé de 82 ans, il était titulaire d’une licence de pilote privé PPL(A) délivrée en 2008, mais pilotait depuis 1984 avec une licence A81. Il totalisait donc 550 heures de vol, dont 450 comme commandant de bord. Entre janvier 2021 et ce mois de mai fatidique, il avait réalisé six vols, dont la moitié sur ce Tecnam P2008.
L’autopsie n’a "pas mis en évidence d’élément pouvant avoir contribué à l’accident". S’il ne s’agit pas de malaise ou d’une défaillance moteur, il reste deux pistes évidentes : celle d’une erreur de pilotage et celle du piqué volontaire.
Georges Barriol a emporté cette explication avec lui, même si certains de ses proches ne l’imaginaient pas s’en aller en abandonnant celle qui partageait sa vie.
de messershmitt 109 ou de stuka façon bataille d angleterre!!
Signaler Répondreil a refusé de s arreter à un controle et le coup est parti tout seul(justice pour barriol!!....c est fait?)
Signaler Répondrehttp://www.lyonmag.com/article/33501/conseil-d-etat-rivalta-et-barriol-rembour
Signaler RépondreMais non c'est la Police !
Signaler RépondreUn malaise, une attaque cérébrale... 82 ans tout de même.
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