L'Institut national des études territoriales (INET) a publié récemment une étude passée sous les radars. Ses élèves ont travaillé sur l'intelligence artificielle et sa capacité à court terme à remplacer nos métiers. Et ils se sont penchés sur le cas des collectivités locales, prenant en exemple la Ville de Lyon.
Les chiffres sont édifiants.
Ainsi, 45 % des fonctionnaires travaillant à l'Hôtel de Ville et dans les différentes antennes de la mairie dirigée par Grégory Doucet, ont des postes qui pourront être modifiés avec l'intégration de l'IA générative type GPT4. Cette dernière pourrait réaliser à leur place la réponse aux réclamations, la prise de notes en dactylographie, la préparation des factures et la réception des paiements ou encore la prise de rendez-vous et la création des dossiers des nouveaux salariés.
Ce sont au moins 25 % des tâches des agents de la Ville de Lyon d'aujourd'hui qui, demain, n'auront besoin que d'un simple appui sur un bouton. Et l'étude de l'INET estime enfin que 5 % des postes actuels ont vocation à être totalement supprimés si Grégory Doucet décidait de faire entrer le loup IA dans la bergerie.
Les métiers les plus concernés sont ceux d'agent d'accueil et d'assistant de gestion. Et les secteurs propices à ce remplacement sont la culture, l’administration, les ressources humaines et le secrétariat général.
Les femmes davantage concernées
Il n’y a toutefois pas de volonté des étudiants de l’INET d’effrayer les agents de la Ville de Lyon ou de donner de mauvaises idées au maire écologiste. Le rapport "ne met pas en avant de potentiels nouveaux métiers générés par l’IA : il rappelle que près de 60 % des emplois présents aux États-Unis en 2018 n’existaient pas dans les années 1940. À cet égard, il ne faut pas s’attendre à une disparition massive de certains métiers au sein de la commune témoin, mais plutôt à des évolutions du contenu des tâches des métiers : par exemple, la saisie de données pourrait être remplacées par du temps de travail dédié à l’analyse des dossiers ou des données".
Forte de cette cartographie et de ces analyses, la Ville de Lyon osera-t-elle entamer sa conversion à l’intelligence artificielle ?
L'un des freins annoncés est le fait que l'arrivée de l'IA générative concerne davantage les femmes, plus souvent concernées par les métiers de bureau visés. Par ailleurs, l'OMT prévient que les nouvelles tâches qui pourront être allouées aux fonctionnaires dont le travail actuel serait réalisé par l'IA seront "plus intenses". Et recommande de conduire les changements avec les organisations syndicales.
Mouai,pas convaincu en tous cas c'est pas avec l'ia que je vais me loger et subvenir à mes besoins caloriques quotidiens .
Signaler RépondreEt pour remplacer Doucet ?
Signaler Répondreje suis bien d'accord, et c'est comme ça dans toutes les administrations et dans toutes les entreprises !
Signaler Répondresoit on va vers 35% de chômage, soit on sort du capitalisme !
Voyons ça... Ces cheffallions qui ne savent pas programmer un RV sans avoir recours à la serpillière de service
Signaler RépondreLe précipice est proche...
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