Alors que la grève des agents de la propreté, engagée depuis plus de
trois semaines touche à sa fin, certains quartiers de Lyon ressemblent de plus en plus à des décharges à ciel ouvert. Paradoxal ? "Les chauffeurs qui ne sont pas en
grève ne font pas la tournée de ceux qui sont en grève. Cela donne
l’impression que ce sont toujours les mêmes quartiers qui sont servis,
explique Philip. Aussi, quand on ramasse 100 tonnes le matin, cinq
minutes après le passage des camions, les poubelles sont à nouveau
remplies et les Lyonnais se disent qu’il ne se passe rien." D’autant que
les agents non-grévistes, qui assurent les tournées, ne chargent pas dans
les camions les amoncellements de poubelles qui jonchent désormais les
trottoirs et parfois les voiries.
Jeudi, les éboueurs du dépôt de
Villeurbanne-Krüger ont voté le maintien de la
grève. "J’espère une issue avant la fin de la semaine. Il n’y a pas
d’attaque sur le service public, il y a une avancée importante sur les
samedis. J’espère même peut être une bonne nouvelle pour jeudi matin."
Cette "bonne nouvelle" est venue du dépôt de Gerland, qui a voté jeudi
aux aurores la reprise du travail. "J’avais quatre objectifs, rappelle
Thierry Philip. Le premier, respecter une recommandation de la cour
régionale des comptes qui voulait que l’on rebatte les cartes. La
seconde, interviewer les 58 maires de la communauté urbaine et de leur
demander ce qu’ils voulaient. Ils souhaitent se rapprocher du service
public. Troisièmement, j’avais 20% d'augmentation d’accidents du
travail sur 20 ans à cause du fini-parti (qui autorise les éboueurs à
terminer leur journée une fois leurs tournées assurées, n’étant pas tenu
au respect d’un volume horaire - NDLR). Le dernier point était de
donner un week-end sur deux aux éboueurs. Ce que l’on a proposé, c’est
la solution pour cocher ces quatre cases."
Le Grand Lyon, en passe de
gagner son bras de fer, assure qu’il fera des propositions sur les
samedis. Un sur deux sera chômé à partir de novembre et à l’horizon
2013, l’ensemble des samedis pourrait être donné aux éboueurs. "A
condition de changer la méthode de travail", précise le vice-président
et d’assurer cet ajustement à budget constant. A l’heure du bilan,
Thierry Philip regrette-t-il certains épisodes de la négociation, en
particulier la révélation des salaires des éboueurs ? "Il y a une
ambiguïté sur ce point. On m’a interrogé sur le revenu net d’un éboueur.
Fallait-il le dire ? Je ne le sais pas. Je suis un hospitalier, j’ai
dirigé pendant 20 ans le centre anti-cancer de Lyon où les
aides-soignants ont des problématiques très proches de celles des
éboueurs. Le but n’était ni de les traumatiser, ni des les stigmatiser.
La réalité, c’est qu’aujourd’hui en France il y a 1000 nouveaux chômeurs
par jour. Il y a des gens plus malheureux que les gens de la collecte à
Lyon." Pas de mea culpa de Thierry Philip, qui justifie le référé
déposé la semaine dernière par le Grand Lyon contre les leaders de
l’intersyndicale, alors que le blocage des dépôts battait son plein. "Je
le dis car je le pense, glisse-t-il, nous avons eu raison d’utiliser un
des outils de la République qui est la justice. Le tribunal de grande
instance a donné le la : respect du droit de grève et respect de la
liberté du travail des non-grévistes."
Tout ceci est une honte ... une fois encore des privilégiés qui travaillent un taf dérisoire par semaine font la loi et nous imposent leur loi... c'est sur qu'une privatisation totale du service arragerait les choses ... mais bon ! ces fidèles electeurs socialo ne mériitent pas ca non ?
Signaler Répondreet vous monsieur philip le roi du cumul vous toucher combien par moi 20000 30000 plus les avantages moi je vous donnerai 1300 euros pour se que vous faite on voit le resultats
Signaler RépondreIl serait temps !!!
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