Après avoir battu Prague et Shmona, Lyon reçoit à Gerland l’Athletic
Bilbao. Les Basques, finalistes de la compétition l’an dernier, ont plus
de mal cette saison mais restent dangereux.
Lyon contre Los Leones,
c’est d’abord un choc des cultures. Bilbao entretient depuis de
nombreuses années une formation particulière : tous les joueurs de
l’effectif sont basques ou ont été formés au Pays Basque. Une politique
sportive quasiment unique au haut niveau européen. José Anigo avait
tenté d’appliquer cette règle à Marseille, sans succès.
L’ambiance au
sein de l’effectif de Bilbao est donc inédite, les joueurs sont
attachés à leurs maillots, leurs valeurs, leur identité. Ce qui peut
expliquer qu’ils arrivent à faire des campagnes exceptionnelles en
coupes, grâce au talent mais surtout à un mental hors norme. Le tout
impulsé par un entraîneur confirmé, l’argentin Marcelo Bielsa.
Si les
joueurs de Rémi Garde devront se méfier de l’unité basque, ils devront
également surveiller quelques individualités. Le Basque le plus connu
est sans conteste Fernando Llorente, régulièrement appelé avec l’équipe
d’Espagne. Toutefois, après avoir refusé de prolonger son contrat cet
été, il a été blacklisté par son entraîneur. Celui qui possède l’un
des meilleurs jeux de tête du continent ne devrait donc pas être
titulaire à Gerland. Il a cette saison été remplacé sur la pelouse par
Aduriz, un ancien de la maison, en pleine bourre.
A ses côtés en
attaque, l’OL retrouvera le tout jeune Iker Muniain. A seulement 19 ans,
l’ailier est considéré comme un futur pilier de l’équipe nationale.
Vif, tranchant, le "Messi basque" devrait donner le tournis à Anthony
Réveillère.
L’OL peut toutefois se rassurer en regardant le milieu de
Bilbao. Orphelin de Javi Martinez, parti pour une fortune au Bayern
Munich, il ne compte que quelques seconds couteaux comme Herrera ou De
Marcos, censés venir en aide à une très jeune défense ou mettre sur
orbite une attaque confirmée.
Cette année, Bilbao est au fond du
trou. Premier non-relégable en Liga avec 2 victoires, 2 nuls et 4
défaites, il accumule également les mauvais résultats en Europa League.
Lors de la 1ere journée, les Basques avaient match nul 1-1 face au
Kyriat Shmona. Puis le Sparta Prague avait largement disposé de
l’Athletic 3-1, plongeant les Basques dans les tréfonds de la poule I.
Lyon
ne devra toutefois pas prendre Bilbao de haut. Dans sa campagne de
promotion du match, le club lyonnais a harangué ses supporters : "On
n’est pas là pour jouer à la pelote".
Jeudi soir, les Basques auront
l’occasion de prouver qu’ils ne sont pas de vulgaires clichés et
tenteront de priver l’OL d’une 100e victoire européenne.