C’est un clin d’oeil du destin mais toutes les parties l’affirment : il ne s’agit pas d’un match entre Lyon et Puel.
D’ailleurs,
la rencontre pourrait être marquée par un événement d’une autre nature :
l’éventuel retour de Yoann Gourcuff à la compétition. Le Breton figure
dans un groupe de 19 joueurs sélectionnés par Rémi Garde.
Claude Puel
l'a dit en conférence de presse : "Tout ce qui m’intéresse c’est que l’on se qualifie. Je suis
avant tout avec mon club et mon club c’est aujourd’hui Nice".
A l’OL, Lisandro a rappelé qu’il n’avait
jamais eu de problème avec Puel qui avait contribué "à sa venue au club,
et bien content d’y être".
"Je n’ai pas de sentiment particulier sur
ce match et par rapport à Claude sur le banc adverse. J’ai travaillé
avec lui ici, je n’ai pas de problème. Est-ce qu’il peut motiver plus
son équipe qu’habituellement ? Je n’en sais rien. A Nice, c’est toujours
un peu bouillant même si on annonce beaucoup d’eau et de vent...", a
estimé Garde.
En fait, le seul match Puel-OL se joue depuis plusieurs
mois dans les prétoires du Conseil des Prud’hommes de Lyon où l’ancien
entraîneur lyonnais avait déposé dans un premier temps une requête en
référé.
Il a été débouté de toutes ses demandes aussi bien en première instance qu’en appel. Désormais, l’affaire est jugée sur le fond.
Claude
Puel réclame 5,5 millions d’euros entre les indemnités dues à la
rupture de contrat anticipé d’un an sur les quatre qu’il avait signées
(3,3 millions hors primes), et des dommages et intérêts (1,65 millions).
L’audience de conciliation en janvier dernier n’a rien donné, sans surprise.
L’affaire
a été renvoyée devant le bureau de jugement du Conseil des Prud’hommes,
le 14 février et sera mise en délibéré. La décision ne sera pas rendue
avant plusieurs mois.
Aujourd’hui, si l’équipe de Rémi
Garde a gagné de nouveau des titres (Trophée des champions, coupe de
France) et a retrouvé un jeu plus agréable, il n’est plus qu’en Europa League.
De son côté, le Nice de Puel, 16ème en Ligue 1, gagne peu et
fait beaucoup de matches nuls (6 pour 3 défaites, 1 victoire) mais
l’exigence n’est pas la même qu’à Lyon.