L'OL, qui sort de trois déplacements difficiles, à Lille (1-2),
Montpellier (5-1) et sur le terrain de l'OM, a deux points au lieu d'un
seul de mieux sur le PSG, battu à Bordeaux, et garde ses distances avec
les Marseillais qui accusent un retard de quatre longueurs sur l'équipe
d'Hubert Fournier.
Ce n'est nullement une mauvaise opération
comptable et cela devrait convenir à Jean-Michel Aulas qui avait fixé
dans la semaine un nul comme objectif.
Si Alexandre Lacazette ou
Nabil Fekir sont restés muets, Anthony Lopes a de nouveau répondu
présent dans les buts et été l'homme du match avec son confrère phocéen
Steve Mandanda décisif sur la fin de partie.
Lopes, qui s'affirme
match après match comme un futur grand gardien, s'est interposé
plusieurs fois au cours de la première période puis a été aidé par la
chance après la mi-temps avec un tir sur le poteau de André-Pierre
Gignac et un but qui aurait pu être accordé à Lucas Ocampos.
Aurait
pu ? Certes, le ballon avait franchi la ligne mais l'arbitre aurait pu
siffler faute sur le portier de l'OL. Il n'a fait ni l'un ni l'autre et
Marseille peut tirer à boulets rouges sur Benoît Bastien qui excluait
Jérémy Morel dans la foulée pour une grosse faute sur Maxime Gonalons.
Lopes
a été impérial sur tous les grands rendez vous, face au PSG, l'OM ou
Monaco et l'OL est invaincu contre ses adversaires du Top 4 (2
victoires, 4 nuls).
Cela lui donne-t-il les épaules pour être
champion ? C'est finalement encore un peu tôt pour le dire car les
écarts ne sont pas encore suffisamment affirmés, ni pour l'avance de
Lyon, ni pour le retard du PSG, à portée de fusil, ou de Marseille qui
n'est qu'à quatre points alors que Monaco avec un match en retard à
jouer contre Montpellier revient au galop.
En tout cas, les Lyonnais
avancent toujours vers la qualification directe en Ligue des Champions
devenu l'objectif prioritaire des joueurs comme le soulignait dimanche
soir Gonalons.
Après ces trois déplacements difficiles qui étaient la
clé de voûte de la phase retour comme ces trois rencontres consécutives
à domicile au début de l'automne, à l'aller, avaient contribué à
sceller le socle de sa remontée vers les sommets du classement après un
début de saison raté, l'Olympique Lyonnais n'aura désormais plus à jouer
face aux cadors de la Ligue 1 alors que l'OM devra encore affronter le
PSG et Monaco, par exemple.
L'OL devra toutefois se méfier dès samedi
contre Nice avec l'absence de Samuel Umtiti, Henri Bedimo et Alexandre
Lacazette, suspendus mais aussi des adversaires qui luttent pour la
plupart pour le maintien. Il faudra aussi gérer le derby contre
Saint-Etienne.
Il reste neuf matches pour rêver.