Lyon Mag.com : Quel est précisément votre rôle à l’ASVEL ?
Tony Parker : Ce rôle vient d’abord de mon souhait de m’investir dans un club et d’apprendre le métier de dirigeant. J’avais déjà fait une première tentative à Paris mais cela ne s’était pas très bien passé et c’est finalement un mal pour un bien car aujourd’hui je suis à Villeurbanne. Pour trouver un accord sur la fonction, Gilles Moretton (président de l’ASVEL) et Anthony Thiodet (vice-président de l’ASVEL) sont venus plusieurs fois à San Antonio et nous sommes parvenus à trouver un accord sur un rôle qui me permet de connaitre les deux aspects : la direction du club et la construction de l’équipe avec le choix des joueurs. La formation m’intéresse également avec la future création de la « Tony Parker Academy » qui va permettre d’aider et de former les nouveaux talents français.
Cette visite a-t-elle pour but de préparer la saison prochaine ?
Oui, il s’agit d’abord de voir l’équipe alors qu’elle aborde un match très important, qui en cas de victoire, lui permettrait de décrocher une qualification directe pour l’Euroligue. Mais le but de cette visite est également de rencontrer les gens qui travaillent pour le club et de participer à des réunions avec Pierre Graal, le directeur exécutif, et les autres dirigeants. Et puis c’est également l’occasion d’aborder l’équipe de France avec Vincent Collet (le coach de l’ASVEL, également sélectionneur des Bleus).
Quelles sont vos ambitions pour l’ASVEL ?
L’objectif est de continuer à être compétitif et de monter une très grosse équipe pour l’année prochaine. A plus long terme, il faut construire une nouvelle salle et essayer de devenir l’un des plus grands clubs européens. Pour parvenir à concurrencer des équipes comme le CSKA Moscou ou le FC Barcelone, nous devons nous concentrer sur la formation car nous ne possédons pas le même budget même s’il augmentera pas mal l’an prochain. Je souhaite également m’appuyer sur le travail des gens en place et privilégier la continuité même s’il y aura quelques changements. Me concernant, une fois que j’aurais achevé ma carrière NBA, je ne serais pas contre une année en France pour tous les gens qui me suivent et qui se lèvent à 3h du matin pour voir mes matches en ce moment aux Etats-Unis.
Propos recueillis par Solène Revillard