Une semaine après le samedi noir du 17 octobre, la préfecture du Rhône n’a pas attendu que l’histoire se répète. Elle a choisi d’empêcher qu’elle commence.
La méthode a tenu en trois décisions. D’abord un arrêté, signé dès le vendredi 23 octobre, interdisant manifestations, cortèges et attroupements à caractère revendicatif de 10 heures à 23 heures dans un périmètre considérable : toute la Presqu’île, des Terreaux à Perrache, une partie du Vieux Lyon, de la Confluence, du 6e et du secteur de la Part-Dieu. Saisi en urgence par Solidaires Rhône et la Ligue des droits de l’homme, le tribunal administratif l’a maintenu.
Ensuite, le terrain. Les ponts donnant accès à la Presqu’île ont été barrés et fermés à la circulation. La cible du 17 octobre — Bellecour et les rues commerçantes qui l’entourent — est devenue physiquement inaccessible. Aucune vitrine n’a été vandalisée de la journée ; les dégâts se résument à un silo à verre détruit avenue de Saxe.
Enfin, les transports, et c’est la décision la plus lourde. La ligne D du métro était interrompue à la mi-journée, en même temps que les deux funiculaires, et la ligne A ne circulait plus entre Perrache et Massena.
Couper la D, c’est priver le centre de la liaison qui relie Vaise à Vénissieux en passant par Bellecour : l’axe par lequel on arrive dans la Presqu’île, notamment depuis les quartiers vénissians ou de la Duchère.
Sur le terrain, la consigne a été appliquée sans attendre l’incident. Plus d’un millier de personnes se rassemblaient place Jean-Macé. Quelques minutes plus tard, les CRS lançaient des gaz lacrymogènes et la place était vidée — alors qu’elle se trouvait hors du périmètre interdit et qu’aucun projectile n’avait été lancé sur les forces de l'ordre.
Une source sécuritaire nuance toutefois cette intervention, affirmant que les forces de l’ordre avaient détecté des préparatifs d’actions violentes. Une incompréhension a également pu naître chez certains manifestants, qui se pensaient autorisés à défiler —étant hors du périmètre d’interdiction—, mais le rassemblement n’était cependant pas déclaré. Selon cette même source, un rassemblement non déclaré peut être dispersé lorsqu’il constitue un attroupement troublant l’ordre public.
La place Jean Macé noyée dans le gaz lacrymogène pour disperser le cortège pourtant tranquille https://t.co/1uYKYlChuR
— Lyon Mag (@lyonmag) October 24, 2026
Des cortèges ont ensuite été systématiquement repoussés de rue en rue jusqu’à la Manufacture des Tabacs.
Stratégie du reculoir à Garibaldi, les forces de l’ordre repoussent inlassablement les manifestants pourtant dénués de casseurs https://t.co/d3I1loaBLO
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Le résultat est sans appel du point de vue de l’ordre public : 10 000 manifestants vers 16 h 30 selon la préfecture, deux fois moins que le 17 octobre, 29 interpellations, et pas un commerce pillé. Là où la semaine précédente avait laissé un bâtiment de 1852 en cendres et entre 150 et 200 établissements touchés, le 24 n’a produit aucune image comparable.
La journée n’a pas pour autant été calme. À 15 h 53, les premières bouteilles volaient près de la place Mazagran. Les affrontements se sont concentrés à Saxe-Gambetta, où des camions Centaure à canons à eau ont été déployés, avant qu’un cortège parti vers la Part-Dieu ne soit chargé et gazé avenue Garibaldi. La maîtrise n’a pas supprimé la tension : elle l’a déplacée hors du centre et empêchée de tourner au pillage.
Aux insultes proférées, ces CRS répliquent avec une charge ciblée punitive. Le manifestant est laissé au sol #lyon #24octobre https://t.co/sadBAKK0nX
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Reste la question que cette réussite pose. Gazer une place hors périmètre avant tout jet de projectile, fermer une ligne de métro entière et barrer les ponts d’une ville pour une journée, c’est un niveau de restriction que l’on justifie par la menace et que l’on jugera sur sa proportionnalité.
Des observateurs de la Ligue des droits de l’homme étaient là pour le documenter. Leur compte rendu dira si la méthode du 24 octobre était la bonne réponse au 17, ou seulement la plus simple.
Comment peut-on faire des jeux de mots sur des événements aussi révoltants...
Signaler RépondreLéger. Trop.
Ils étaient 11000 a manifester a Orléans pour protester contre la venue du RN, parti légal et représente démocratiquement.
Signaler RépondreIls avaient annoncé une marée humaine pour lutter contre l extrême drooooate.
Un flop monumental.
Au delà d'épuiser volontairement nos forces de l'ordre et nos fonctionnaires de justice, il y a comme une intolérable incohérence a vouloir se dire les défenseurs de la démocratie et a vouloir faire taire, meme et surtout violemment toute voix discordante.......moi j appelle ca.le fascisme, le refus de l expression de l autre..
Et encore, ,800000 selon les syndicats, 450000 selon la préfecture, comme d habitude on fait une moyenne pour ne vexer personne...
Signaler RépondreLes délinquants de LFI sont des.... délinquants
Signaler Répondreles grands perdants sont les commerçants..
Signaler Répondremoi c la police que je plains .. eux ils risquent vraiment leurs vies !
Signaler RépondreCe n'est rien il faudrait 20-30 millions.
Signaler Répondre800 000 sur 65 millions d'habitants en gros 1,23% de la population française, soit une goutte d'eau.
Signaler RépondreAllez dormir les gauchistes, vous êtes peu nombreux vous représentez rien, juste très bruyants.
On voit beaucoup de racailles à l'oeuvre . C'est ça le changement ? ?
Signaler RépondreLyon mag nous apprend à travers son article rédigé probablement par 1 jeune journaliste engagé, que désormais les observateurs de la ligue des droits de l'homme font fois....Il confond sûrement maintien de l'ordre avec maintien de l'homme.
Signaler RépondreTu pourras l'accompagner à la maison de retraite aussi !
Signaler RépondreReste chez toi !
Signaler RépondreSale temps pour la gauche aujourd'hui !
Signaler RépondreDonc tu retourneras manifester et le vieux gauchiste prendra sa retraite.
Signaler RépondreEt 10000 en arrivant au port.🤣🤣🤣...
Signaler RépondreJ ai aussi l impression qu il fait plus chaud qu'hier !! Chacun son ressenti, attendons les chiffres pour éviter les mythos qui fantasment sur le grand soir...
Signaler Répondre800 000 sur le total de la population française ça ne représente pas grand chose...
Signaler RépondreLes ambitions belliqueuses des manifestants ! Quelle honte d'écrire ça !, je me suis rendu à la manifestation vers 16 heures, j'étais du côté de Jean-Macé c'était un peu erratique 50 mètres dans une rue puis on tourne à gauche on fait 50 mètres et on tourne à droite pour éviter les CRS et les lacrymo. Qu'est-ce que j'ai vu, des gamins qui tapaient dans leurs mains, dansaient et chantaient leurs amour pour les CRS... Ils se sont fait gazer tout du long, genre chef on rentre pas à la caserne avec les grenades hein ? Le système macron c'est tjrs le même que ce soit les gilets jaunes, Ste Soline ou les étudiants c'est mutiler/discréditer.... C'est drôle quand le pape est venu en France aucun problème faut dire que ça aurait fait tâche pour le gouvernement là les violences font tâche sur le mouvement étudiant alors on y va à fond la caisse ! Dernier petit clin d'œil aux bisounours de lyonmag celui qui a rafalé à Trappes c'est un Kévin !
Signaler RépondreC'est vrai que les manifestants s'organisent en amont sur les réseaux sociaux et la police sur TINDER ?
Signaler RépondreTout cela fait partie du plan pour transformer le presqu'île en forêt urbaine. Oubliez vos souvenirs des cafés bars magasins, tous superfétatoires aujourd'hui.
Signaler RépondreLa 6eme République façon Baudruchon c'est l'équivalent de Cuba, de la Colombie, de la Chine, des anciennes républiques soviétiques. Waooohhhh ça fait rêver..
Signaler RépondreDes canons à eau combinés aux lacrimos pour neutraliser les casseurs...
Signaler RépondreC’est l'instinct grégaire. Vous pouvez pas tous faire du trail.
Signaler RépondreImage forte dans le cortège parisien : un manifestant brandit un miroir face aux CRS, les invitant symboliquement à regarder leur propre reflet.
Signaler RépondreVive la Police ! Bravo!
Signaler RépondreImaginez envoyer l'armée, les hélicos, la brav m et compagnie pour réprimer ton peuple qui demande juste des meilleures conditions de vie plutôt que de régler le problème
Signaler RépondreMoi je dis 8 millions
Signaler RépondreC'est pas un match, mais dorénavant un tournoi !
Signaler RépondreManif d’Halloween le 31 octobre. Ça va être magique
Signaler RépondreRien n'y fait : ni les restrictions, ni le dénigrement, ni le mépris. Nous étions 800 000 personnes dans les rues aujourd'hui encore. IL SE PASSE QUELQUE CHOSE
Signaler RépondreLyon en etat de mort cérébrale un samedi à 19h25...personne en ville....les restaurants à l'agonie... Macron et le ministre de l’intérieur se félicite que la journée a bien passé hâte de voir les chiffres lundi le nombre chiffre d’affaires de perte
Signaler RépondreC'est clair!
Signaler RépondreQuelle titre moisi ..
Limite provocateur..
Ah diable ! Vous risquez vos vies ??? Réellement? Si des neuneus perdent une main en ramassant une grenade de desencerclement, on ne va pas pleurer non plus...
Signaler RépondreBravo Mr le Préfet d’avoir nié claquer les vélites de Doycet à livrer Lyon aux casseur une deuxième fois La loi a été respecté ce que doit sans doute déplorer le maire de Lyon et l’alliance LFI/les VERTS
Signaler RépondreEt bien nous nous l'aurons quitté et ça va te faire bizarre de devoir travailler pour payer tes charges de toutes natures (santé, cantine, etc.), les "riches" n'étant plus là pour te les payer.
Signaler RépondreJ'ai tellement hâte qu'on en soit là qu'on en finisse une bonne fois pour toute avant un grand reset et crois moi ce sera chacun sa m**de
malgré la répression énorme encore une fois, j’ ai l’impression qu’il y a autant voire plus de monde que samedi dernier
Signaler RépondreA quoi ?
Signaler Répondreen réalité ce que tu feras on s'en fout
Signaler RépondreBonne réaction de la police , une bonne leçon que ces petits semeurs de troubles ont reçue ! Les revendications du cortège qui passait et repassait : " ACAB" , à bas les Fachos ! " pas de Fachos dans nos quartiers ! " ; Individus cagoulés , avec masques renversant un silo à verres à proximité de l'avenue Jean Jaurès et place Jean Macé , et se servant en bouteilles , feux de poubelles , récupération d'objets pouvant servir de projectiles ... Nous somme loin de revendications touchant la vie courante des Français : Les prix élevés , les salaires , les taxes diverse et impôts , les emplois ...Leur récompense fut une pluie de lacrymogènes et des grenades au bruit fort élevé . Brassens aurait chanté : " Petits cons de la dernière averse , vieux cons des neiges d'antan", le temps ne fait rien à l'affaire.
Signaler RépondreCette nuit on change d’heure alors qu’on devrait changer de Président
Signaler Répondrele combat qui se joue en ce moment est un choix entre : Le 4e REICH ou La 6e REPUBLIQUE
Signaler RépondreBravo la Police ils leur ont mis la tête sous l'eau aux gauchos.
Signaler RépondreC'est comme ça qu'il faut les traiter, être offensif et ne pas les laisser respirer ou s'organiser.
Match final la semaine prochaine en espérant une nouvelle victoire de la Préfecture et les faf de Gauche mis a mal encore.
la fin de règne de la Macronie ou la chute dans une dystopie autoritaire: - couvres feu et interdictions de manifester - médias sous contrôle de l'état et des milliardaires sous arc macrono-lepeniste turbo-chargé - censure des réseaux sociaux pour cacher l'ampleur de la mobilisation et les images des violences policières un drame à trappes restons forts, les temps sont durs mais nous leur faisons peur
Signaler RépondreUn million selon la cgt ouais sous en gros la moitié et encore.
Signaler RépondreCommence par ne pas leur jeter des trucs dessus ou ramasser des grenades et tu verras que tout ira bien
Signaler RépondreEt surtout des policiers sont blessés par des délinquants. Eux aussi risquent leurs vies!
Signaler RépondreQuel titre odieux. C'est pas un match de foot. Des gens sont mutilés par la police lors de ces manifestations. On y risque nos vies.
Signaler Répondreaprès le bruit des bottes, le bruit des tonfas.....
Signaler RépondreJe lis que la ligue des droits de l'homme était présente pour observer et commenter mais était-elle là le 17 pour tous ces commerçants qui ont tout perdu, pour les salariés traumatisés ? NON
Signaler RépondreNous n'avons entendu aucun commentaire depuis le 17 de cette ligue pour ces commercants et pour ces salariés, par contre pour les casseurs condamnés oui
Quand je pense au fric que l'on donne à toutes ces associations.
Marre
Les manifestants sans violence sont légitimes, les casseur , harceleurs de flics faut les taper et tataper fort, pas de quartier
Signaler Répondreça suffit , la liberté de manifaster est baffouée par des connard en noir, une fois cabossé on les reconnaitra